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Après une trop courte prestation au Hellfest 2010 qui m’avait déjà laissé rêveur, il fallait absolument découvrir la bande à Biff Byford sur un set complet. Petite tournée française, nouvel album dont le single dépote, autant dire que des fois, les choses sont bien faites ! Rock School Barbey, public bordelais qui a l’air d’une qualité plus imposante que d’habitude. 20h30, Vanderbuyst, nouveau groupe venu tout droit des Pays-bas, entame son set avec une énergie folle. Ce petit trio qui en est à sa toute première tournée a clairement envie de montrer au monde qui il est, et franchement il y a de quoi convaincre. Un guitariste torse nu ressemblant étrangement à Ted Nugent (précisant d’ailleurs après discussion qu’il en est fan) qui nous affuble de pauses et autres rictus déjantés tout en martelant sa Flying V de riffs implacables. Parce que leurs compos sont clairement pas dégueulasses, un vieux hard rock à la fois simple et technique. On sent bien l’influence Maiden, ZZ top et autres, mais c’est très bien fait et scéniquement, c’est à voir.

Arrêt buvette plutôt long, le temps d’aller dégoter un vinyle et d’admirer les magnifiques T-shirts décorés d’un tigre qui pourront aller décorer votre magnifique collection de vêtements à beaufs au milieu des loups hurlant à la lune (s’ils ont bien un défaut , c’est bien la gueule de leurs t-shirts). Après donc un léger interlude bien arrosé, on se prépare à prendre la claque du monstre anglais. Débarqués sur leur nouveau single, Hammer of the gods, Saxon a clairement l’intention d’exploser la barraque. Le son est extrêmement propre , chaque instrument est mis en valeur. Inutile de préciser que Byford a une fois de plus la classe avec son long manteau noir et sa démarche de prophète. Et vocalement, il est plus qu’en forme, écrasant ses dernières prestations de loin, et nous prouvera à maintes reprises qu’il possède un pannel plus que large. Enchaînant sur Heavy metal thunder , on a la joie de voir que les classiques vont être au rendez-vous, réétudiés à la sauce actuelle pour être plus agressifs, plus rentre-dedans, et la frappe de plus en plus lourde de Nigel Glocker y contribuera. Après un Motorcycle man survolté, ils nous présentent Back in 79, de leur nouvel opus , morceau-hommage à leur début de carrière à qui il manque ce petit plus pour convaincre, tout comme les autres qu’ils nous feront découvrir et qui mériteront éventuellement une écoute plus approfondie. Retour aux classiques, dont The Eagle has landed et Solid ball of rock qui auraient pu être remplacées par des morceaux plus efficaces. Quoi qu’il en soit, moitié du show, et la machine qui mis à part deux petits moment d’accalmie ne s’est toujours pas calmée continue sa route destructrice.

Paris, Bataclan. Des perles de sueur coulent sur mon front et mon torse nu. Faut dire que les parisiens n’honorent jamais les premières parties, et j’ai eu la place que je voulais pour me défouler sur Vanderbuyst. La salle est également pleine à craquer et représente une véritable fournaise. Vu que le bar n’est pas dans une autre salle, j’ai donc eu l’occasion d’écouter la seconde première partie, Crimes of passion, que je boycottais activement la veille. Déjà vu en ouverture de White lion en 2008, ce groupe est une caricature, qui a d’ailleurs très mal évolué depuis. Chanteur has been s’entourant de petits puceaux pour essayer de renouer avec un succès qu’il a du avoir il y a une quizaine d’années, il nous propose une sorte de Stratovarius du pauvre (le groupe cité n’était déjà pas bien concluant). La reprise d’Holy diver, qui alors m’avait bien plu, était ici plus que médiocre.

Revenons donc à nos moutons. A Paris, l’ambiance est beaucoup plus prenante, du moins pour Saxon, Paul Quinn en fera tomber le bandana dès le second morceau et sera également plus présent et chaleureux devant une audience réceptive. Byford est toujours vocalement irréprochable, et son petit speech sur le Download festival le fait débuter un « And the bands played on » très bien accueilli. Enorme déception sur la présentation d’un nouveau morceau, When Doomsday comes, où le riff est honteusement volé à Perfect strangers de Deep Purple. Mais le charme revient avec Denim and leather et la somptueuse Princess of the night, survoltée et au tempo doublé. Cloture du set, très bon rappel puis second où Nibbs Carter nous gratifie d’un petit solo de basse très entraînant qui nous fera participer activement à l’instar de Biff qui nous a déjà demandé de pousser quelques vocalises. On enchaîne sur un Strong arm of the law laissant au final Doug Scarrat seul nous entraîner lentement grâce à son solo un peu trop classique vers l’ultime morceau du set, le divin Wheels of steel. 1h50 de show généreux et énergique, le monstre anglais a toutes ses dents prêtes à mordre et n’a pas encore pris sa première ride. After dans un bar non loin de là en compagnie du groupe, des gens simples et adorables bourrés d’anecdotes de vieux routards, et l’occasion d’entendre en fond le nouvel album, Call to arms, qui malgré les morceaux mal choisis en live a l’air d’être bon. Long live rock n roll !

Angry Jim

Line-up de Saxon :

– Biff Byford : Lead vocals

– Paul Quinn : Lead and rythm guitar, backing vocals

– Doug Scarrat : Lead and rythm guitar, backing vocals

– Nibbs Carter : Bass, backing vocals

– Nigel Glocker : Drums, backing vocals

Set-list :

  • VANDERBUYST
  1. Fire Ordeal
  2. December
  3. Filhy Love
  4. To Last Forever
  5. Tiger
  6. Don’t Believe a Word
  7. Pillar To Post
  • SAXON :
  1. Hammer of the Gods
  2. Heavy Metal Thunder
  3. Never Surrender – Motorcycle Man – I’ve Got to Rock (to stay alive)
  4. Dallas 1PM
  5. Call to Arms
  6. Solid Ball of Rock
  7. Rock’n’roll Gypsy
  8. And The Bands Played On
  9. Man and Machine
  10. The Eagles has landed
  11. Play it Loud
  12. When Doomsday Comes
  13. Denim and Leather
  14. Princess of the Night

Encore : Crusader, 747 (Strangers in The Night)

Encore 2 : Nibbs Carter Bass solo, Strong Arm of the Law, Doug Scarrat Guitar solo, Wheels of Steel